samedi, 31 octobre 2009

As-tu dèjà aimé....

 

Il s'appelle Alex Beaupain et a écrit les chansons du très tendre film' les chansons d'amour' de Christophe Honoré .

mercredi, 21 octobre 2009

Time after time....

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Juste....à écouter ....sans fin ....

lundi, 05 octobre 2009

Moment de gràce infinie...


 

" L'intelligence, c'est proposer à l 'autre ce qu'on a de plus précieux

En faisant tout pour qu'il puisse en disposer

S 'il le souhaite, quand il le souhaite .

L'intelligence, c'est l'amour avec la liberté "

Christian Bobin .

 

 

mercredi, 03 juin 2009

Ecoutez leur univers ....

Ne tardez pas à les découvrir ... Elles sont toutes deux très chéres à mon coeur .

Claire Elzière : httpp://www.claire elzière.com

Héléne Corini : http:// www.2ailes .ch

Le plus simple : allez en bas à gauche ....

dans... C'est leur vie ....

Et cliquez !

jeudi, 29 novembre 2007

Le grand Jacques .

Ce soir-là, la lune assistait elle aussi au concert, dans ce lieu superbe que sont les remparts de la Rochelle ; c'était l'été, Il est arrivé avec une demi-heure de retard, mais aussitôt pardonné, dès qu'il s'est mis à chanter . La foule était là, pour lui, son verbe en folie, son humour vachard mais si tendre, sa communion avec nous, public conquis . La nuit était belle, et la complicité intense . Grand escogriffe virevoltant, il nous séduisait tous et nous chantions avec lui, quand il tendait le micro vers nous . Et puis il s'est mis à délirer avec malice sur la lune, pleine et ronde... envolèes lyriques, mots inventés, verbe étourdissant, comme lui . Ce fut un de ces concerts inoubliables des Francofolies . C'était il y a longtemps, dans les vingts ans, avant, dans une autre vie, une de celles où l'on se croit invincible, où l'on croit que le monde est sien .
Nostalgie  de temps-là, mais il a disparu ...
Hier soir, il était de nouveau là... il s'est fait une fois de plus attendre, les gens chantaient ' Frère Jacques, dormez-vous ...' , et il est arrivé, toujours plein de fougue et de panache ; ses cheveux avaient blanchi ; pour lui aussi les annèes ont passé , il en a plaisanté, il nous a ému en blaguant sur le temps qui passe, par un de ces passe-passes oratoires dont il a le secret et il en a ri, et nous aussi ...Mais ...mais dans la salle, nombreux devaient penser que pour eux aussi le temps était passé, celui des rires et de l'insouciance  ; peut-être se souvenaient-ils aussi de ces autres moments avec lui, et d'autres, en d'autres lieux, en un autre temps, qui ne reviendra plus ...
Joli moment que celui où il repris ' je suis amoureux d'une cigarette ', mélopée sensuelle dont tous  ou à peu près fredonnaient les paroles...nostalgie...quand tu nous tiens ...quoique ...un tout jeune homme, très beau, au fond de la salle, chantait, lui aussi, avec ferveur ; il connaissait chaque parole, de chacune des  chansons, alors qu'il ne devait pas être né quand le grand Jacques les avaient écrites ...
Alors l'on se dit...en regardant ce garçon-là ..que la vie est là, en lui..que l'espoir existe, d'un monde meilleur, peut-être, un jour, si cet homme en devenir y croit, lui .
 
 

vendredi, 16 mars 2007

Une soirèe avec Marianne Faithfull .

Surprise en septembre, dans la programmation du théatre, un nom qui me renvoie à mes annèes d'étudiante, à l'insouciance de ce temps où le monde vous appartient, âge de toutes les sensations, où rien d'autre ne compte que tester toutes les expériences ou presque : L'égèrie des Stones, à la grande époque de folie du Swinging' London ; j'étais jeune à l'époque, et du fond de ma province, je me sentais alors diffèrente et j'étais fière d'aller acheter, dans le seul dépôt de presse qui le vendait, Libération, que l'on devait réserver, car ils n'en avaient que quelques exemplaires . Lorqu'on allait le chercher, le buraliste le sortait de dessous le comptoir avec des airs entendus, j'avais 17 ans .
Puis j'ai fait connaissance avec le magazine Rolling Stone, quasi inconnu alors en France, pendant mon sèjour au pair aux Etats-Unis, à long Island, N.Y state . Et là, j'ai tout su sur les  artistes de la scène internationale de l'époque, et donc aussi sur Marianne Faithfull ; autre époque, autres moeurs, comme dit la formule consacrèe .
Et là, hier soir, du fond de cette autre ville de province où il ne passe presque jamais rien, j'atais assise juste en face d'elle sur scène, assez prêt pour bien voir ses expressions, la bonne distance pour ce moment qu'elle a rendu si personnel . 
Décor minimaliste, trois musiciens brillants et sympathiques, dans le sens où ce sont de vrais musiciens, aucune frime, ni rien à prouver, juste jouer, et leur plaisir d'accompagner cette grande dame, une vraie complicité avec elle, surtout Barry Reynols, guitariste qui joue aussi de l'harmonica .
Et cette femme, qui a tant vécu, qui se bat aujourd'hui contre un cancer, ( le concert devait avoir lieu en octobre, mais elle avait alors annulé sa tournée ), elle était là, émouvante, si proche, avec ce merveilleux sourire qu'elle adressait si souvent à la salle, avec cette voix rocailleuse et belle, au phrasé si particulier, si chaude dans les ballades ,et qui, d'un seul coup, savait monter en intensité pour libèrer l'énergie encore présente de cette femme si intense .
Le plaisir de chanter était là, avec des moments émouvants, quand elle a dit " its nice to be here and to sing for you " , et qu'elle avait des larmes à un moment en chantant .
Une heure et demi de concert, qui s'est terminé par " as tears go by ",  et là, dans la salle, où beaucoup de baby-boomers étaient présents, une émotion de plus, pour tous ces gens qui devaient alors repenser à leur jeunesse et tous les espoirs d'alors . 
Ovation debout de cette salle généralement froide et policée, pas question de trop manifester son enthousiasme, nous sommes entre personnes de bonne compagnie, devant une scène nationale . Mais, ironie  de la vie, l'enthousiame le plus bruyant a été manifesté par des ados de collége, venus en groupe avec leurs profs, et qui, la veille ne connaissaient même pas son nom . 
L'amie qui m'accompagnait, trop jeune pour avoir vécu les années 70, était sous le charme, elle m'a demandé de lui préter des disques d'elle .
Cette femme, avec ses félures qui passent dans l'émotion de sa voix, était superbe, de retenue toute anglaise, avec son thé  posé sur le pupitre où se trouvaient les paroles de ses chansons ; parfois elle chaussait ses lunettes, qui lui seyaient si bien, pour jeter un oeil sur les paroles de la chanson en cours, et elle les enlevait aussitôt, coquetterie d'une femme encore très belle dans son ensemble noir virevoltant autour d'elle quand elle esquissait quelques pas de danse .
Nous étions tous sous son charme, et je me disais, pas étonnant qu'elle ait été aimé par tant d'hommes singuliers, elle l'est elle, si particulière, mélange de douceur et d'énergie pure .
Rien à nous prouver, elle est elle-même, avec les blessures de sa vie, cette intensité en chantant " Guilt", et ce moment si unique lorsque, qu'au rappel, elle chantait, dans le dernier morceau : " so, i have cancer, so what, i don't care, juste love me ..." .
En sortant, on se dit que cette femme, juste en étant elle-même, nous dit que la vie est là, no matter what, and just trust in yourself, no matter who and go on, and on, in your life .
Merci Marianne Faithfull pour ce beau moment que vous nous avez donné, par votre présence parmi nous .