lundi, 02 novembre 2009

Le femme à la fenêtre .

Nouvelle image.JPG
Salvador Dali .

Depuis toujours elle est ailleurs . Face à la mer, son esprit s'évade vers des contrèes connues d'elle seule . Son regard porte loin, son esprit vagabonde, elle attend . Accoudée à sa fenêtre, elle respire la liberté de possibles imaginés, là-bas, ou ici, pourquoi pas . Son corps s'est alourdi des peines accumulées, chagrins immenses dont les traces se sont imprimées en elle, blessures indicibles infligées par des hommes maladroits .
Souvent, elle a failli abdiquer de tant de méchancetés, mais la vie à chaque fois fut plus forte, et elle a su retrouver des fragments de son âme d'enfant . Une enfant qui parlait aux fleurs et aux chevaux, qui regardait le soleil droit dans les yeux et qui s'inventait un monde fait d'entrechats, de légéreté, de sourires et de mots comme des caresses, un monde où régnaient la beauté et la douceur .
Le temps a passé, les entrechats se sont envolés, les pas sont moins assurés, le corps moins léger . Une pluie fine à sa fenêtre lui parle de l'automne, de mélancolie et de solitude . Et pourtant, elle veut encore regarder à sa fenêtre les grands arbres qui se balancent dans les gouttes, imaginer la pluie sur la mer, et encore rêver à un demain où enfin, elle pourra saisir à pleines mains les doigts du bonheur .

Commentaires

Je la trouve mature et belle, pas alourdie par les chagrins, on n'a pas le même âge, donc pas les mêmes yeux !
Saint Ex. disait qu'il remontait dans sa mémoire pour retrouver le sentiment d'une protection souveraine, mais qu'après il n'y avait plus de protection pour les adultes, on vous laissait aller.
Et puis un jour, on meurt jeune ou le temps d'être vieux arrive et l'on ne rêve plus que d'ailleurs.

Ecrit par : Geoffrey FIRMIN | lundi, 02 novembre 2009

Cette photo me rappelle un tableau de Dali, nommé "Gala se mirant dans la Méditerannée"...bisou Anne, merci de ton coucou chez moi, c'est gentil...

Ecrit par : le Pierrot | lundi, 02 novembre 2009

Bon dimanche Anne...

Ecrit par : le Pierrot | dimanche, 08 novembre 2009

Il y a quelques temps, à l'époque ou je m'essayais au dessin (bien aant l'écriture...) j'avais fait une piètre reproduction de ce tableau. Pour un peu, on sentirait l'iode. La liberté surtout...

Ecrit par : liam | lundi, 09 novembre 2009

je dirai plutôt la fenêtre a la femme entre ses deux battants, une histoire d'amour journaliere ouverte elle permet à la femme de voir et sentir les effluves marines

Ecrit par : lecracleur | mardi, 10 novembre 2009

J'aime ce texte, je m'imagine que la femme va se pencher plus et tomber dans un buisson de roses sans épines. Un peu de délire. Amitiés.

Ecrit par : ariaga | vendredi, 13 novembre 2009

Dali devait connaitre Caspar David Friedrich qui a peint sa femme Caroline à la fenêtre. Les deux tableaux ont des similitudes, mais les univers divergent sans compromis.

Univers sombre de la vie chez Friedrich, lumière christique qui n’éclaire que celle qui s’approche de la fenêtre - Chez Dali, lumière d’un midi panthéiste et qui vient de partout.

Dissimulation des formes de Caroline - Beauté érotique des hanches, des fesses et des jambes du modèle de Dali

Coiffure soignée de Caroline qui va ou rentre du temple - Cheveux défaits ou rassemblés rapidement pour la seconde.

Retenue extrême pour Caroline qui touche à peine l’appui de la fenêtre - Pour l’autre, repos du ventre et pose des coudes, avec un plaisir certain.

Deux mondes éloignés, même s’ils ont en commun le Ciel dont les bleus ne sont pas métaphysiquement semblables.

PS :
Les deux regardent quoi ?
Caroline ? Des peupliers symboles de la mort
L’autre ? La côte avec une plage - sublime, forcément sublime

Ecrit par : Geoffrey FIRMIN | dimanche, 22 novembre 2009

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